EDUCATION

Note d’intention : La démarche naturaliste au service de l’école

Notre philosophie : Face aux défis environnementaux actuels, l’école a un rôle clé à jouer dans l’éducation au développement durable. Notre démarche ne se limite pas à transmettre des théories économiques ou écologiques : elle repose sur l’approche naturaliste de terrain.

Nous sommes convaincus que pour donner envie de protéger, il faut d’abord apprendre à observer, comprendre et s’émerveiller. En sortant de la classe pour observer le vivant de manière scientifique et sensorielle, nous transformons les élèves en acteurs de leur environnement. Nos interventions lient la théorie à la pratique concrète, permettant de développer l’éco-citoyenneté, l’esprit critique et le lien sensible avec la nature, de l’école primaire jusqu’au collège.

Pour les élèves du primaire : un concept ludique sur une demie journée

Pour aimer et protéger la nature, il faut d’abord la connaître et la ressentir. En transformant les élèves de primaire en « explorateurs », nous utilisons l’émerveillement et le jeu comme leviers pédagogiques. Cette démarche naturaliste de terrain permet d’ancrer des notions scientifiques abstraites dans le réel et de susciter une prise de conscience écologique durable dès le plus jeune âge.

Mon parcours d’enseignant m’incite à vouloir sensibiliser les plus jeunes aux questions écologiques et environnementales tout en découvrant les connaissances et compétences utiles dans la nature.

Le concept : Transformer les élèves en véritables petits naturalistes le temps d’une après-midi pour leur faire prendre conscience de la richesse – et de la fragilité – de la nature qui les entoure.

  • L’accroche : « Et si l’environnement proche de l’école cachait des trésors insoupçonnés ? Cet après-midi, nous troquons les stylos pour des loupes et des carnets de terrain ! »
  • Le déroulé : Équipés comme de vrais naturalistes, les enfants partent pour une mission d’exploration. Au programme : observation des insectes, écoute des oiseaux et décodage des secrets des plantes locales. Les élèves pourront aussi découvrir la fragilité de l’écosystème de la rivière et la nécessité de l’eau pour tous les êtres vivants, y compris les humains. Ils découvriront que l’eau de surface n’est pas consommable en l’état car elle présente de nombreux microorganismes et que purifier l’eau est indispensable. Des bases d’orientation grâce à la carte et la boussole permettront une première approche des compétences utiles en milieu naturel.
  • L’impact environnemental : L’activité se clôture par un défi pratique ou la création d’un objet souvenir. L’objectif est de leur montrer que protéger la biodiversité commence par des gestes simples, chez eux et à l’école, tout en s’amusant.

Pour les élèves du collège : un concept plus poussé, l’immersion…

À l’adolescence, la sensibilisation passe par l’action et la responsabilisation. Ce stage en immersion répond au besoin d’aventure et de déconnexion des collégiens, tout en les initiant à la résilience et à l’autonomie sur le terrain. Face à un monde en pleine mutation, les adolescents ont besoin d’outils concrets pour développer leur confiance en eux et leur capacité d’adaptation. Ce stage en immersion utilise le milieu naturel non pas comme un simple objet d’étude, mais comme un terrain d’apprentissage de la vie. En plaçant les collégiens face à des situations concrètes qui exigent de l’autonomie et de la coopération, nous leur transmettons des compétences de vie transférables au quotidien : gestion du stress, résolution de problèmes en équipe, sobriété et résilience. C’est une aventure humaine basée sur le partage et la responsabilité collective.

Le pitch du stage (2 jours et 1 nuit)

Titre : Le Défi de l’Autonomie : Immersion et Résilience Collective

Le concept : Un stage en rupture avec le quotidien pour apprendre à faire face, ensemble, avec des moyens simples. Une véritable école de la débrouillardise et de la solidarité.

  • Jour 1 : Dès l’arrivée, les jeunes prennent en main leur campement. Nous leur transmettons les compétences de base : installer un abri, gérer les ressources en eau et en énergie, et organiser la vie commune. Le soir, autour du feu*, place au partage d’expériences et à la réflexion sur ce qui nous rend forts face à l’imprévu.
  • nuit : les élèves découvrent le dépaysement total d’une nuit en milieu naturel, en forêt, accrochés aux arbres. A l’écoute des bruits de la nature, bercés par le vent et les odeurs de bois humide, les élèves opèrent une reconnexion douce et paisible avec la nature.
  • Jour 2 : Face à des scénarios de simulation (gestion d’une pénurie de ressources, orientation sans technologie, météo capricieuse), les élèves doivent s’adapter en équipe. Ils testent leur capacité à rebondir, à communiquer efficacement et à s’entraider.
  • Le transfert de compétences : Le stage se termine par un débriefing axé sur les apprentissages. Qu’est-ce que cette expérience dit de leur capacité à surmonter les difficultés ? Comment réutiliser cette autonomie et cette solidarité à l’école, dans leur famille ou face aux défis de l’avenir ? Les collégiens repartent grandis, soudés et conscients de leurs propres ressources internes.
  • Thèmes traités:
    • Castramétation et installation du camp
    • Nœuds utiles, installation du hamac et du tarp
    • Ateliers thématiques:
      • le couteau de bushcraft
      • les abris d’urgence
      • les bases de la cartographie
    • le feu: de la théorie à la pratique
    • l’eau: la trouver, la purifier
    • Bases de premiers secours, kit trauma et pharmacopée naturelle
    • le sac d’évacuation: de la réflexion à sa conception

*selon autorisations préfectorales et dans le respect des interdictions saisonnières